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Nouvelles

28/01/2010 08:27 |
Semaine de l'unité des chrétiens

La partition est écrite au ciel


60 responsables de 36 mouvements et communautés catholiques et évangéliques se rencontrent et apprennent à se connaître plus en profondeur, partagent leur foi et prient ensemble à Montmirail/NE.

Ca bouge et il se passe quelque chose lorsque des chrétiens de communautés et mouvements très divers se rencontrent dans un esprit d’ouverture et de respect réciproque ; lorsqu’ils prennent le temps d’écouter comment les autres vivent leur foi ; lorsqu’ils partagent la Parole de Dieu ; lorsque de leurs multiples voix ils rendent grâce à Dieu pour l’unité déjà réalisée et le louent de leurs mélodies nouvelles. C’est ce qui s’est passé, pour le 3ème fois, à Montmirail/NE, les 18 et 19 janvier. Le nombre des participants responsables des différentes églises, communautés et mouvements chrétiens s’est agrandi de 20 à 60 personnes. Et ce n’est pas par hasard que ce rassemblement s’est tenu pendant la Semaine pour l’unité des chrétiens, car ici l’unité grandit à partir de la base, transformant les préjugés et l’hostilité en compréhension et amitié.

Le programme ne comprenait aucun exposé particulier, l’accent étant plutôt mis sur des échanges dans des groupes très mélangés sur différents thèmes œcuméniques ainsi que sur des prières en commun. Les participants ont d’abord réfléchi sur un texte intitulé « Ensemble en chemin » proposé par la commission qui porte de l’avant ce processus œcuménique, texte qui donne des pistes sur une compréhension du comment vivre ensemble en tant que mouvements et qui sera remanié en vue d’un rapport. Un deuxième échange en groupes a porté sur les différents charismes et formes de spiritualité dans les communautés et un troisième sur l’engagement dans la diaconie, la spiritualité et le témoignage.

Elargissement de l’horizon

Benedikt Walker, chef de BVG et membre de cette commission estime que lorsque plus de 60 personnes, exerçant des fonctions clés dans des associations, réseaux et mouvements dans toute la Suisse ou étant simplement représentantes d’une communauté, décident ensemble, sans y être forcées, de se libérer de leurs obligations et prennent du temps les unes pour les autres, c’est un signe que l’esprit de Dieu appelle à un nouveau départ. Personnellement, il visite en cours d’année des mouvements catholiques – la commission se réunit environ 4 fois par an et est également parfois invitée dans une communauté – pour un élargissement d’horizon. Avec le mouvement de Schönstatt, par exemple, il a découvert Marie, et avec le mouvement des Focolari il a appris à rencontrer chaque personne dans une attitude d’amour inconditionnel, où l’on ne commence pas par voir les défauts et les manques. C’est pour lui un enrichissement à travers lequel il apprend à entrevoir le grand amour de Dieu.

Au cours de l’année écoulée, ce n’est pas seulement le nombre de participants qui a grandi mais surtout une plus grande connaissance mutuelle, selon le Père Edwin Germann du mouvement de Schönstatt : on est moins enclin à vouloir se défendre ou s’expliquer, et plutôt renforcé et inspiré dans son propre champ d’action pour mieux diffuser la richesse de Dieu.

Témoignage pour le monde

Dans son mot de conclusion, Clara Squarzon, du mouvement des Focolari, a lu un extrait d’une adresse de Chiara Lubich lors de la première rencontre de ce genre, le 31.10.1999 à Ottmaring (Allemagne).  La fondatrice des Focolari – décédée depuis – qui a proposé et soutenu de façon décisive la rencontre « Ensemble pour l’Europe » (dont les rencontres comme celle de Montmirail font partie), disait : « La partition de notre expérience commune est écrite au Ciel. En écoutant ensemble ce que voudra nous dire l’Esprit Saint nous comprendrons les nouveaux pas à faire. » Depuis, beaucoup de choses se sont mises en mouvement. Les personnes présentes sont convaincues que d’autres pas vont suivre car leur but et leur ardent désir sont que la communion vivante des mouvements et communautés chrétiennes autonomes, aux charismes et structures les plus divers, devienne, pour le monde, un témoignage toujours plus fort d’unité.

(Traduit d’un compte rendu de Anita Francioli)